Une seconde d’hésitation ressemble à s’y méprendre à une seconde d’écriture. L’hésitation implique un temps plus long qu’à l’accoutumé. Il y a là un principe d’élasticité variable, exactement comme un chewing-gum dont on tire la patte. Une seconde d’action s’oppose implicitement à cette seconde lente, hésitante, où se joue souvent une perte possible, un réflexe tardif alors qu’il eut fallut agir, passer à une autre seconde. Au lieu de quoi on assiste à une suspension, une seconde démesurément allongée. C’est l’écrit comme il se comporte sur l’écran au rythme des touches : retour, corrections, effacement, ajout, copie et collage. Et la lecture suit : retour, incompréhension, éclaircissement brusque, reprise. La patte texte, dans une seconde de texte, travaillée et retravaillée, expansée ou contractée, n’est pas une hésitation mais une action. L’inverse d’une seconde analphabète.
Affichage des articles dont le libellé est patte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est patte. Afficher tous les articles
lundi 20 avril 2009
Inscription à :
Articles (Atom)