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dimanche 3 mai 2009

Minuit trente secondes

Qu’il existe une foule d’expositions possibles d’une journée complète n’interdit pas qu’on puisse les énoncer, une par une, jusqu’à la dernière seconde, minuit. Chaque seconde serait alors le concept, la partition et la description de la mise en espace d’un jour écrit. Chaque partie énonce le tout. Une seconde est le concept d’une journée spatialisée, seconde plus longue à l’intérieur qu’elle n’est à l’extérieur, quand, brièvement, on la compte sans s’y arrêter.
Proposition : une seconde par coordonnée géographique. Reste à déterminer le nombre de coordonnées possibles. Trois possibilités : soit le nombre de coordonnées et de secondes correspondent et le problème est résolu. Soit il y a plus de coordonnées que de secondes et donc l’espace terrestre dure plus d’une journée exposée. Soit il y a plus de secondes que de coordonnées et il faut plus d’une planète terre pour une journée terrestre.

lundi 20 avril 2009

Minuit douze secondes

Il faudrait faire le descriptif de toutes les secondes du temps réel, l’une après l’autre, avec, d’abord, la sensation de répétition, chacune d’elles, dans une portion courte de temps, ressemblant à la précédente et à la suivante. Puis, peu à peu pourtant, apparaissent de brèves variations, des transitions discrètes, cachées, progressives. Bientôt, les secondes éloignées de celles initiales se distinguent si bien qu’elles apparaissent disjointes, liées seulement par l’identité de mesure du temps qui leur donne une durée semblable.
Enregistrer pour chaque seconde les évolutions météorologiques, climatiques, géographiques.
Pour réaliser une telle entreprise, s’informer d’abord des lieux ou chaque seconde est vécue. Il faudrait donc ajouter au Féminin des nombres un projet connexe, toutes les coordonnées spatiales du globe terrestre. Donc, ou bien pour chaque seconde, décliner toutes les coordonnées possibles ; ou bien, pour chaque coordonnée, décliner toutes les secondes d’une journée. Par exemple : minuit douze secondes / 2°20E, 48°52N : noir, lumière successive de réverbère parisien, fatigue implicite, etc, etc. Ajouter aussi le mois pour préciser la saison et la présence de froid, de chaud, de vent, de calme. Afin de rester un brin réaliste et modeste dans cette entreprise, renoncer à appliquer le principe à toutes les coordonnées de l’Univers. Parfois, s’accorder néanmoins cette licence afin de ne pas oublier la science-fiction. Surtout, s’hydrater beaucoup avec des alcools forts.